manger cacher


Interdiction de manger le lait et la viande en même temps

Il est interdit de consommer ensemble viande et produits lactés.

Il sera permis de manger de la viande aussitôt après avoir consommé des laitages à condition de bien se rincer la bouche, de se nettoyer les mains et de changer nappe et ustensiles utilisés car on considère que les laitages (fromages exclus) sont absorbés très rapidement et ne laissent pas de trace dans la bouche. Il faudra cependant réciter le Birkat Hamazone (actions de grâce) pour bien séparer les deux repas. S'il s'agit d'un fromage dur, il faudra attendre trois heures (ou plus, ou moins, selon le pays, en règle générale trois heures en France) avant de consommer de la viande.

En revanche, après de la viande (ou bouillon, jus, graisse), on doit attendre six heures (en fonction de la cacherout respectée, certains n'attendent que trois heures) avant de consommer un laitage, heures que l'on compte à partir du moment ou le dernier aliment carné est mangé.

Si la viande n'a été que goûtée (ni mâchée, ni avalée) il n'est pas nécessaire d'attendre, mais il faut se rincer la bouche avant le laitage.

La préparation sera autorisée, d'une façon générale, pour de la viande cuite dans un ustensile réservé au lait, si plus de 25 heures se sont écoulées depuis le dernier emploi de l'ustensile (et si ce dernier qui sera cependant à cachériser par la méthode de la Hag'ala - était parfaitement propre lorsqu'il a été utilisé par mégarde). On considère en effet que l'ustensile, après un délai de 24 heures, ne dégage plus une bonne saveur, et comme son utilisation était involontaire, une préparation de viande ayant reçu une "mauvaise odeur de laitage" n'est pas interdite.

Des règles très pointilleuses déterminent ce qui peut être consommé en cas de contacts (forcément accidentels, car interdits) entre viande et laitage (les produits et/ou leurs ustensiles). Ainsi, si un morceau de viande froide est tombée dans du lait chaud (ou du fromage froid dans une préparation de viande chaude), tout est devenu impur selon le principe de Tataa Gabar, à savoir que c'est la partie inférieure du mélange (celle sur laquelle l'autre tombe) qui devient prépondérante et communique son goût. Comme le lait était chaud, la viande aura absorbé sa substance, exactement comme si tout avait été cuit ensemble. Le lait ne peut être consommé, une fois le morceau de viande retiré, que si son volume est de 60 fois supérieur à celui de la viande. Si de la viande chaude tombe dans du lait froid, le lait étant froid ne peut communiquer son goût au morceau "supérieur" (venu du dessus). Mais il faudra éliminer toute la partie de la viande ayant été directement en contact avec le lait.

De même, si une cuillère "à lait" est introduite dans une soupe chaude de viande (ou le contraire), la consommation de la soupe ne sera permise que si la cuillère a été utilisée moins de 24 heures auparavant, et si le volume de la soupe est supérieur à plus de 60 fois celui de la cuillère qui a été plongée dedans. Sinon la soupe sera considérée comme impure et la cuillère devra être cachérisée (par la Hag'ala).

Un malade (même sans gravité) peut se contenter d'attendre une heure entre viande et lait. Mais il devra séparer ces deux repas en récitant Birkat Hamazone, et en changeant nappe et couverts.

Après avoir consommé un aliment sans viande, mais qui a été cuit dans un ustensile réservé à la viande, on peut prendre un laitage sans délai. Après un repas de viande on pourra consommer sans délai un aliment "neutre" cuit dans un ustensile réservé au lait.

A TABLE : une personne consommant de la viande ne peut être assise à la même table qu'une autre prenant un laitage, à moins d'utiliser des nappes différentes (si ce n'est pas possible, il faut mettre un objet, non nécessaire au repas, pour symboliser la "frontière") et qu'il y ait une séparation entre eux. De plus, chacun doit disposer, de son propre verre, pain et sel.

LA NAPPE : à moins de laver la nappe entre temps, il ne faut pas utiliser la même pour un repas avec de la viande et un autre avec des laitages.

SEL ET SUCRE : il faut avoir des salières et des sucriers réservés aux repas maigres et gras.

LE PAIN : il ne faut pas toucher le pain des mains qui ont été en contact avec de la viande (ou un laitage), sauf si ce pain est exclusivement réservé à ce type de repas.

On pourra utiliser pour un repas de viande du pain qui a servi à un repas de laitages, et vice-versa, à condition que :

- l'on se soit assuré qu'il n'a été touché que par des mains "neutres".
- son emplacement l'ait mis à l'abri d'éclaboussures (de viande ou de laitage)
- il ait été coupé avec un couteau "neutre"