manger cacher




L'abbatage d'une viande cacher

L'abattage

La bête, ou la volaille, est abattue par le Cho'het à l'aide de son couteau spécial, le Halaf, dont la lame ne doit présenter aucune aspérité. Le Cho'het devra trancher d'un coup la carotide et la trachée artère. Tout animal non abattu ainsi - mort naturellement, tué accidentellement ou par un prédateur ("Vous serez pour Moi des hommes saints, vous ne mangerez pas une bête déchirée dans les champs" Exode XXII, 30) - est qualifié de Névèla (cadavre) et donc interdit à la consommation.

Après examen interne, en particulier des poumons selon les surveillances lamehadrin ou loubavitch, destiné à déterminer si aucune lésion ne rend l'animal Taref, c'est-à-dire malade au point d'en mourir dans l'année, on extrait certaines parties du corps interdites à la consommation (certains vaisseaux sanguins, des parties graisseuses, des entrailles, des muscles de la hanche, le nerf sciatique). C'est le Ménakère qui effectue le Nikour (extraction).

Le nerf sciatique est interdit à la suite du combat de Jacob contre l'ange "La cuisse de Jacob se déhancha dans sa lutte avec lui (l'ange). Il boitait de la cuisse. C'est pourquoi les enfants d'Israël ne mangent pas le nerf sciatique" - c'est d'ailleurs à la suite de ce combat que D.ieu dit à Jacob "On ne t'appellera plus du nom de Jacob, mais Israël, car tu as lutté avec le Tout-Puissant" (Genèse, XXXII, 23-32). Seuls quelques spécialistes israéliens parviennent à extraire ce nerf ainsi que ses nombreuses ramifications, et arrivent donc à rendre consommable les morceaux de la cuisse. On considère habituellement que seuls sont consommables les morceaux au-dessus de la 14ème côte.

Pour rendre apte à la consommation la viande d'un animal autorisé auquel on fait la Ché'hita, la Bédika et le Nikour, il est encore nécessaire d'en extraire le sang.